Poids idéal et poids de forme

Poids idéal et poids de forme

Qu’est ce que le poids idéal ? qui sommes nous pour décider à la place de notre corps ? cette machine est parfaitement huilée, et nous, nous souhaitons pouvoir tout contrôler, tout maîtriser, pour arriver a des résultats qui parfois, sont uniquement de l’ordre du fantasme. Le poids idéal, en effet, est un fantasme : il n’existe pas ! Ou du moins il est imaginé, parfois atteint, mais avec le risque d’être déçu, voir même pire : souffrir de ce poids idéal.

Nous ne sommes jamais content de rien ! Un kilo de trop, et c’est le branle-bas de combat ! Un kilo en moins, tout de suite nous sommes catalogués comme malade. Le poids idéal, au-delà de l’aspect physique, est une représentation que nous nous faisons de notre place dans la société. La comparaison avec les autres a ici un rôle extrêmement important pour déterminer, mentalement, quel est notre poids idéal.

D’abord, il faut savoir qu’il existe des outils pour calculer son poids idéal. Pas au sens strict du terme, nous parlerons dans ce cas plutôt d’un poids de santé, ou d’un poids de forme. Le reste n’est que fantasme et idéal. Je vous aide dans cet article a faire la part des choses.

Poids idéal et poids de forme, deux notions différentes

Le poids idéal est une notion très floue car finalement très personnelle. En effet, ce que j’appelle poids idéal c’est le poids dont chacun rêve dans son fort intérieur. On ne parle pas ici d’indice de masse corporel ou autres critères statistiques, mais uniquement d’un fantasme. Comme si une femme d’1m60 devait forcément peser 50 kg, par exemple.

On les connait tous ces critères très subjectifs : on a tous idée, par exemple, que le poids idéal doit être au moins 10 kg en dessous de la taille. C’est comme ça. C’est un grand principe que nous nous sommes transmit au fil du temps et qui est devenu normal dans notre société actuelle. Il y a aussi le fait que, à taille égale, une femme doit forcément peser moins lourd qu’un homme. Il n’y a pas de négociation possible, c’est comme ça !

Ce poids idéal c’est ce que nous représentons de notre corps, et ce que nous souhaitons au plus profond de nous pour enfin être soulagé de cette histoire de poids. Ce poids idéal prend une place importante dans notre vie. C’est surement un tord.

Le poids idéal est determiné par notre esprit

Oui, notre poids idéal est uniquement un produit de notre esprit. Notre cerveau idéalise un certain poids après avoir traité tout un tas d’informations dont nous sommes gavés toutes la journée, notamment sur l’idéal de beauté, de forme et de santé. Ces informations traitées donnent un chiffre et nous devons obligatoirement tendre vers ce chiffre sous prétexte de rester dans les normes.

Rassurez vous, il s’agit uniquement d’un tour de l’esprit ! En effet, il est souvent impossible d’atteindre cet idéal sans mettre sa santé en danger. C’est d’ailleurs à cause de ça que certaines personnes un peu fragiles peuvent développer des troubles alimentaires. Vouloir atteindre un chiffre qu’il est techniquement impossible d’atteindre, sans passer par un régime extrême, peut laisser de gros dégâts sur le corps. Et sur l’esprit aussi.

Puis qu’il est là le risque également : que le moral chute et que s’installe une culpabilité a s’alimenter. J’ai dans l’esprit les gens qui disent qu’il suffit de ne pas manger pendant quelques jours pour arriver au poids idéal… il « suffit » de ne pas manger ? il s’agit là d’un traumatisme extrême pour le corps. Surtout qu’au bout de quelques heures les personnes vont craquer… puis regretter d’avoir craqué, etc… le cercle devient vite dangereux et la catastrophe n’est pas loin.

Le poids de forme : un concept beaucoup plus honnête

Le principe du poids de forme est en total opposition avec celui du poids idéal.

En effet, le poids de forme c’est le poids que vous réussissez a garder le plus longtemps, sans aucuns efforts de votre part, en ayant une alimentation équilibrée. Le poids moyen qui inclut les périodes de surplus alimentaire, de baisse d’alimentation et d’alimentation « normale », quotidienne. Ce poids doit être stable au moins plusieurs mois pour être considéré comme le poids de forme.

Le mieux ici est de se peser une fois par semaine, pendant plusieurs semaines, et de faire une moyenne de ces chiffres. Vous aurez ainsi votre poids de forme (sous réserve que l’Indice de Masse Corporel soit correct, donc pas en surpoids ni en maigreur).

Ce poids est important car il devient votre réel poids idéal. C’est le poids idéal que votre corps admet comme normal. Il faut donc absolument le prendre en considération avant d’entamer une perte de poids par exemple avant l’été « juste pour perdre deux ou trois kilos ».

La course à la minceur

C’est là que tout devient inquiétant : la course à la minceur que nous impose la société est en totale opposition avec le poids de forme dont je vous ai parlé un peu plus haut dans cet article. Le poids idéal devient un poids idéalisé et fantasmé qui peut conduire a des excès concernant la gestion de son poids.

Il faut arriver a prendre du recul sur ce poids idéal pour être au maximum rationnel et ne pas vous lancer dans des conduites addictives. Pour prendre du recul, pas de miracle : il faut arrêter de chercher a vouloir atteindre un poids qui serait impossible a obtenir pour vous.

Poids idéal : astuces pour ne pas devenir un accro de la balance

Chercher a atteindre le poids idéal, vous l’avez compris, est une bêtise. Il existe des astuces pour ne pas tomber dans les pièges du poids idéal et apprendre (parce qu’il s’agit bien d’un apprentissage et même d’un mode de vie et de pensée) a vous contenter de votre poids de forme. Qu’il devienne votre et que vous puissiez l’intégrer comme votre poids normal.

  • D’abord, il faut arrêter de se comparer aux autres. Votre meilleur copine fait la même taille que vous, mais pèse deux kilos de moins ? ce n’est pas grave ! Vous n’êtes pas obligés de tenter désespérément de perdre ces deux kilos de plus qu’elle ! Il faut relativiser : chaque personne est uniquement et peut-être que votre corps a tout simplement besoin de ces deux kilos supplémentaires. Pas de stress donc, tout est sous contrôle.
  • Relativisez en calculant votre IMC (indice de masse corporel) : Pour se faire la formule est simple. Si le résultat est entre 18.5 et 25, et que vous arrivez a conserver votre poids facilement stable, alors votre poids est normal. c’est votre poids de forme.
  • Soyez concrets et réalistes : Votre IMC est bon ? vous vous sentez en forme ? alors ne bougez pas ! Vous avez votre poids de forme parfait ! Même si le petit bourrelet a droite vous embête, ne changez rien !

IMC = Poids (kg) / (Taille (m)²)

Ne liez pas vos émotions à votre poids idéal

Parce que ca sera probablement le conseil le plus important pour ne pas devenir un accro de la course au poids idéal, je vous le dit : ne liez pas vos émotions à votre poids idéal !

Ça ne vous apportera que du négatif.

En effet, jouer avec la balance, pour perdre du poids (ou manger a outrance, ça marche dans l’autre sens) est simplement bon a créer des troubles de comportement alimentaires qui peuvent être très sérieux.

Le poids, dans son ensemble, est quelque chose de sérieux. La majorité des personnes ne se soucies pas de leurs poids et ils ont bien raisons. Certaines personnes vont se rassurer grâce a leurs poids, ou s’empoisonner l’existence a cause de lui, également. Ne soyez donc pas dans la réaction excessive et ne jouez pas avec la balance à la moindre émotion.

Il faut apprendre a faire la part des choses. Votre poids, si il est normal, ne doit pas subir de variations quotidiennes en fonction de ce que vous ressentez. Vous n’arrivez pas a rentrer dans votre robe, alors que d’habitude vous achetez toujours le même taille ? posez vous la question du magasin ! Une erreur peut arriver. N’entamez pas un régime immédiatement pour perdre 2 kilos alors que cet objectif n’est pas atteignable.

Le poids idéal n’existe pas !

Vous l’avez compris et le titre de ce paragraphe résume bien assez l’article, le poids idéal n’existe pas ! Nous ne pouvons pas dire que tel poids convient parfaitement a une personne qui fait telle taille ! Ne rentrez pas dans ce jeu des comparaisons avec vos amis, votre famille ou autre.

De la même manière, vous pouvez prendre du poids du poids sur la balance quotidiennement grâce à certains tours du corps : rétention d’eau, variation hormonale, stress, par exemple.

Votre poids de forme doit être votre unique objectif. Le poids idéal doit être relégué au second plan. Il vous faut arriver a être raisonnable au maximum pour tendre vers un poids de forme stable et cohérent et ne pas chercher, JAMAIS chercher a atteindre un poids idéal qu’il sera impossible d’approcher.

Enfin, n’oubliez pas que c’est votre cerveau qui contrôle votre poids et non vous. En cas de situation extrêmes (maigreurs, surpoids ou obésité) vous avez une marge de manœuvre pour perdre ou gagner des kilos. En revanche, si votre poids a atteint son rythme de croisière « forme », alors vous n’avez pas de marge de manœuvre, a moins de vous lancer dans une quête vers un poids que vous ne pourrez atteindre qu’au prix d’énormes sacrifices… qui ne seront pas sans conséquences sur votre santé.

Post-régime : Après votre perte de poids !

Post-régime : Après votre perte de poids !

Je vous le dit : vous avez perdu du poids ? c’est parfait et félicitations ! Mais tout commence maintenant avec la phase post-régime ! Parce qu’il va falloir vous stabiliser, vous habituer à votre nouveau corps et conserver vos nouvelles habitudes alimentaires. Pour le restant de vos jours cette partie de votre vie restera en vous. Ça sera un peu votre trophée, votre fierté mais surtout un combat de tous les jours. Le but sera de ne pas sombrer à nouveau dans les travers (souvent mauvais) qui vous ont fait prendre du poids.

Et encore une fois, je vous le dit : vous vous sentirez bien seul pendant cette période. L’hypocrisie collective met en avant la perte de poids mais parle très rarement (voir pas du tout) de l’après régime. C’est un tord, puisque le travail, à mon sens, est aussi compliqué que de perdre du poids.

La vie étant parfois bien faite, il existe des tonnes d’astuces pour gérer au mieux cette période post-régime. Je ne pourrait pas tous vous les détailler ici, mais je vous en donnerai les grandes, qui me servent encore au quotidien, tant le combat parfois est acharné.

L’hypocrisie de la période post-régime

Je parle en effet ici bien d’hypocrisie parce que cette période est critique. Vous avez fini de perdre du poids, tout le monde a été très bienveillant avec vous, tout le monde vous a soutenu, encouragé et aidé. Et puis d’un coup, tout ce soufflet retombe et tout s’arrête. Il faut arriver à gérer ce moment assez critique puisque c’est à ce moment là que pour vous, tout va commencer, et c’est sans doutes à ce moment là que vous avez le plus besoin de soutien.

Les gens, votre entourage, vos proches, vous ont sans doutes avant votre régime longuement fait des remarques sur votre poids. Vous disant qu’il serait sans doutes plus sympa pour vous de perdre de poids et que ça serait beaucoup mieux pour votre santé. Ils vous ont encouragés pendant, et souvent trouvent normal le processus que vous avez suivi : finalement, vous avez suivi les conseils, appliqué un régime, et perdu du poids, que demander de plus du coup ?

Je vous le dit : Perdre du poids n’est pas une mince affaire ! Et ces gens qui vont vous dire pendant votre période de stabilisation : « c’est bon, tu as perdu du poids, maintenant tu peux remanger normalement » n’ont strictement rien compris à votre démarche. Et c’est là qu’il faut savoir gérer seul, ces moments difficiles.

Vous pensez avoir fait tout ça pour pouvoir remanger normalement, comme avant ? Vous pensez vraiment avoir perdu du poids, rééquilibré votre alimentation, pour pouvoir faire un festin tous les jours ?

Et puis ces gens vont aussi vous faire vite culpabiliser… une fois la perte de poids terminé, ça sera aussi les premiers a vous dire : « oh ben c’est bon, ne maigris pas plus hein, tu vas tomber malade ! » Nan mais t’es sérieux ? ça fait des années que tu me demande de faire un régime et quand je suis à mon objectif tu me demandes de tout arrêter ?

Aborder la période du post-régime sereinement

Pour arriver a gérer le mieux cette période de post-régime, il y a des règles simples a respecter et qui pourront vous aider :

  • D’abord à répondre aux gens qui vous entourent et qui peuvent tenter de vous déstabiliser, souvent de manière involontaire, certes, mais vous déstabiliser quand même
  • Ensuite a appréhender votre nouveau corps
  • Puis a gérer dans la durée ce rééquilibrage alimentaire, qui deviendra avec le temps un équilibre alimentaire.

Ces règles sommes toutes basiques du post-régime seront la clef de voûte de la fin de votre perte de poids, et surtout cette période, et j’insiste là dessus, doit être anticipée ! Ne pas attendre le dernier moment, ne pas attendre que votre objectif soit atteint avant de vouloir commencer à vous stabiliser !

Penser a anticiper votre période de stabilisation

Parce qu’il est vraiment important d’anticiper cette période, il faut vraiment commencer a penser stabilisation quelques kilos avant votre objectif ! Vous pesez 75 kgs pour un objectif a 70 ? attendez 73 et mettez vous en mode stabilisation.

Plus la perte a été importante et plus cette période sera longue. Et surtout, plus le risque de continuer a perdre en phase de stabilisation est important : vous pourriez donc vous retrouver en dessous de votre objectif premier.

L’anticipation permet aussi de prévoir votre plan d’action pour la mise en place de votre stabilisation. Laisser place à l’inconnu ne vous aidera pas. Il faut planifier cette phase comme vous avez planifié votre perte de poids. C’est tout aussi important.

Informez vos proches que votre perte de poids est terminé

J’ai fais cette erreur de ne pas en parler, de mon côté. Du coup, j’avais régulièrement des remarques sur le fait que maintenant c’est bon, il fallait mieux que j’arrête de maigrir, etc…

Ce n’est pas très flatteur. Même si évidemment notre objectif est atteint, les remarques des gens autour de nous peuvent être aussi blessantes que lorsque nous sommes en surpoids. Pensez donc a communiquer sur cette nouvelle phase post-régime qui se met en place. C’est une étape importante, ne l’oubliez pas, ne faites pas comme si tout était fini, maintenant.

La communication avec vos proches, dans cette période, est importante également pour les rassurer et leur montrer que vous maîtrisez votre sujet. C’est aussi un point important pour votre mental : psychologiquement, vous passez de la phase de régime à la phase de stabilisation. Et le fait d’en parler autour de vous fait imprimer cette phase dans votre cerveau, un peu comme si, a force de le répéter, l’auto-suggestion allait faire son travail.

Cette communication est également importante afin de pouvoir enfin faire le deuil de votre ancien vous, votre ancien corps, et vos anciennes habitudes de vie. Le surpoids, le poids en général a quelque chose de rassurant, c’est une partie de nous, de notre vie et souvent de notre histoire. Il faut arriver a se délester de tout ça, en période de stabilisation, et pouvoir tourner la page sur une partie de sa vie (souvent très grande si le poids était très élevé au départ).

Post-régime, un réel risque de dépression

Je vous le dit très honnêtement, le principal risque, à mon sens, en phase de stabilisation n’est pas le risque de reprise de poids, mais plutôt celui d’une baisse de moral, voir de dépression.

Vous venez de passer des semaines, des mois voir des années à perdre votre poids. Peut-être un peu, peut-être de nombreux kilos, vous êtes fier de vous et c’est génial ! Mais maintenant, il faut arriver a admettre que la perte de poids, c’est terminé ! Le chiffre, sur la balance, ne baissera plus.

Je regarde toujours l’aiguille de la balance avec appréhension, presque comme si je cherchais encore l’adrénaline de la perte de poids au moment de la pesée. Il faut arriver a mettre en relief votre perte de poids globale et changer de mode, dans le cerveau. Le travail est long, souvent compliqué, puisque la perte de poids est quelque chose de très grisant ; la perte appelle la perte, et ce côté satisfaisant de l’aiguille qui baisse n’existe plus a présent.

Le rôle de votre entourage

Votre entourage est extrêmement important dans cette période post-régime, il doit vous soutenir autant que lorsque vous perdiez du poids ! J’insiste vraiment là dessus, si vous êtes un proche de quelqu’un qui a perdu du poids, ne le laissez pas tomber !

Certains proches peuvent vous dire des phrases très clichées, comme : « de quoi tu te plaint, tu as perdu du poids, tu es bien maintenant non ? » Non, je ne suis pas bien maintenant, puisque c’est maintenant que mes efforts commencent et que le dur du travail commence !

Je souhaite vraiment insister sur le fait que l’entourage doit être aussi bienveillant, et même presque plus, que lors de la perte de poids !

Ne pas hésiter a se faire aider

En phase post-régime, si la pression est trop lourde, la peur de regrossir trop importante, ou que le moral baisse parce que l’aiguille sur la balance ne baisse plus, elle, alors n’hésitez pas a vous faire aider par un professionnel.

Le diététicien peut vous aider a vous rassurer sur votre alimentation, le psychologue peut vous aider a retracer votre histoire et la mettre en relief pour vous rendre compte, enfin, du travail accompli, et le coach sportif peut vous aider a mettre en valeur votre nouveau corps a travers des exercices et un travail physique.

Des tonnes de professionnels divers et variés existent pour vous aider a faire le travail de deuil de votre ancien poids, de votre ancien et de votre ancienne manière de vivre, n’hésitez pas a vous renseigner auprès de votre médecin traitant qui sera, à ce moment là, votre meilleur conseil pour vous orienter vers la bonne personne.

Et vous, comment abordez-vous votre stabilisation, ou comment comptez-vous l’aborder ?

Thème : Overlay par Kaira. Soyez heureux, ça change la vie !